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43EME FESTIVAL SOUILLAC EN JAZZ – DU 15 AU 21 JUILLET 2018 – LOT (46200)
21:15 > 23:59
À partir de 15-07-18 > 21-07-18

Du 15 au 21 juillet 2018 se tiendra à Souillac le sommet européen du jazz.

En 2018, j’ai décidé de céder la parole à Thomas de Pourquery l’artiste de l’année aux dernières Victoires du jazz, qui avait enchanté Souillac en 2015 et qui revient cette année tisser son jazz d’amour.

« Le jazz a ça d’extraordinaire que c’est la musique qui se nourrit de toutes les autres musiques. On essaie de se faire traverser, on essaie simplement de jouer, d’être connecté … laisser passer cette musique-là … et quand on arrive à la faire passer, c’est un cercle magnifique. »*

Venez vous faire traverser par le jazz, tour à tour musique de chambre ou musique du monde, tour à tour électronique, folk, punk, tour à tour rock ou jazz.

Venez vous faire traverser par un chuchotement d’âmes dans les grottes de Lacave avec la kora d’Alioune Koné et le saxophone d’Olivier Py, par la rythmique indienne de Rudresh Mahanthappa en partenariat avec le Festival Radio-France Occitanie Montpellier,  par un « Django », métal précieux, ciselé par un orfèvre du nom de Théo Ceccaldi l’artiste qui monte des dernières Victoires du jazz, qui déploie une poésie à faire briller le maître.

Venez vous faire traverser par une des figures vitales du jazz d’aujourd’hui Joshua Redman alliant tradition du jazz et univers multiples comme en témoignent ses rencontres  avec Stevie Wonder, The Rolling Stones ou Quincy Jones.

En 2018, ce sera un cercle magnifique.

*France culture

Robert Peyrillou, directeur artistique et président de Souillac en jazz

Mardi 17 juillet (Grottes de Lacave):

Olivier Py & Alioune Koné

Jouer dans les grottes de Lacave pour un duo qui travaille le son est très excitant.
Olivier Py aux saxophones et Alioune Koné à la kora, harpe mandingue à vingt-trois cordes, deux instruments acoustiques sont des orfèvres en la matière –musicale s’entend. Dans la grande salle à la voûte hautaine, les possibilités sonores sont démultipliées, un écrin pour que des mélodies simples et dépouillées explorent des voies neuves.

Olivier Py, saxophones alto et soprano
Alioune Koné, kora chromatique

Jeudi 19 juillet : RUDRESH MAHANTHAPPA (Place Pierre Betz)

Rudresh Mahanthappa est un musicien majeur de la scène newyorkaise actuelle. Américain d’origine indienne, il crée un son unique au saxophone, unissant ses diverses influences. Agrima, le dernier projet du trio, composé du guitariste pakistanais Rez Abbasi et du tablaïste américain Dan Weiss, va plus loin encore, intégrant dans une musique composite percussions, effets et électronique. Alternent les morceaux les plus fous, où l’improvisation est portée par une combinaison étonnante d’énergie et d’imaginaire et les plus introspectifs, hérités sans doute de l’influence revendiquée du saxophoniste indien traditionnel Kadri Gopalnath.

Le trio prend le spectateur droit dans les oreilles qui, emportées dans le flot de prime abord, se découvrent livrées à une expérience musicale inédite. La fusion entre les trois musiciens est intense ; ils donnent, sans cesse, à la musique une force vitale presque corporelle, charnelle. La surprise du spectateur, qui n’a jamais entendu ces combinaisons rythmiques, harmoniques et mélodiques, cède vite le pas à une adhésion totale.

Rudresh Mahanthappa (saxophone alto)
Rez Abbasi (guitare)
Dan Weiss (tabla)

Vendredi 20 juillet: THEO CECCALDI TRIO + THOMAS DE POURQUERY (Place Pierre Betz)

Théo Ceccaldi trio « Django »:

Pour un trio violon, guitare et violoncelle, la musique de Django Reinhardt est presque une évidence. Son ascension sur la scène jazz, concrétisée par une Victoire du jazz 2017 pour Théo Ceccaldi, n’est pourtant pas due à un retour aux racines ou au jazz traditionnel, bien au contraire. Théo Ceccaldi, au violon, son frère Valentin au violoncelle et Guillaume Aknine à la guitare sont sans cesse impliqués dans la recherche de formes neuves. Ils vivent dans une exploration constante de timbres, de nuances, de tout ce qui peut faire son et ils aiment exacerber les contrastes. La musique de Django est un matériau précieux pour le trio, une source de lyrisme qu’il s’approprie et nourrit de poésie, de ruptures, de tensions, d’improvisations fougueuses. Construit comme un tout, le spectacle « Django » est aussi très visuel. De chaque air du « maître » jaillissent de nouvelles idées, toutes en nuances, soignées et vives, joyeuses.

Guillaume Aknine : guitare
The?o Ceccaldi : alto, violon
Valentin Ceccaldi : violoncelle

Thomas de Pourquery et son Supersonic:

En juillet 2015, Thomas de Pourquery et son Supersonic avec le projet Sun Ra avaient soulevé une onde de choc et d’enthousiasme place Pierre Betz. Lauréat en 2017 des Victoires du jazz, le saxophoniste chanteur revient avec la même formation et un projet totalement différent : Sons of love. Il a livré en matière à son groupe ses chansons personnelles, ses mélodies nées au gré de ses voyages oniriques, de ses rêves fous. « Cela m’est apparu comme une évidence, il ne suffisait que d’écrire des prétextes, ou plutôt des pré-textes, des terrains de jeu pour mes cinq camarades, dans lesquels nous inventerions le texte, la narration, les discussions et la matière tous ensemble », déclare Thomas de Pourquery. Avec cette évidence, le Supersonic, libre et inspiré, transmet un voyage cosmique, puissant, baroque. La voix porte la passion, les instruments la joie. Ancré dans le jazz et tenté par le rock, le concert sera une force cathartique qui laissera traîner, après le partage, des bribes de chansons, persistances de la fête.

Arnaud Roulin (p, clav),
Frédéric Galiay (b),
Edward Perraud (d),
Laurent Bardainne (ts),
Fabrice Martinez (tp, bu),
Thomas de Pourquery (as, voc, comp)

Samedi 21 juillet: JOSUA REDMAN 4TET FEAT BILLY HART (Place Pierre Betz)

La venue de Joshua Redman est la concrétisation d’un grand rêve : en effet, depuis des années Souillac en Jazz projette la venue de cet artiste majeur sur la scène jazz mondiale. Grande année donc que cette 43ème édition qui va accueillir le saxophoniste américain au sein d’un quartet qui fait rêver. Souillac en jazz avait été conquis en 2015 par The Bad Plus et voilà qu’Ethan Iverson sera au piano. Quant au batteur Billy Hart, il est venu en 1990 avec Dave Liebman et le mythique groupe Quest. Ajoutons le bassiste Matt Penman, du fameux quartet James Farm de Joshua Redman.

Dans ses diverses prises de paroles et interviews, le saxophoniste répète deux choses fondatrices : il aime la musique et il aime l’improvisation collective. Dans tous les concerts de Joshua Redman, la musique est l’invitée première et les personnalités s’effacent au profit d’une œuvre collective. Pourtant, ses mélodies et les sonorités nées de son instrument portent sa marque : la gaieté, l’entrain, le swing omniprésent. On se sent léger et réceptif à toutes les émotions positives que partage le quartet. Et à l’affut de sa poésie, sur les vagues de longues phrases poussées à l’extrême. La mélodie se donne, avec facilité et l’énergie collective ouvre la porte à la liberté, celle des détails, des nuances, en finesse et délicatesse. Que le morceau soit vif et enjoué ou planant, il est toujours dans le plaisir, la spontanéité, l’authenticité de l’émotion immédiate. Une soirée exceptionnelle nous attend.

 

Tarif : Pass 1 Jour: 22 à 30€ / 2 Jours: 48€ / 3 Jours: 67€

Plus d’infos sur Souillac En Jazz 2018:

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